Saint-Louis du Sénégal

Fondée en 1659, sur une île occupant une position stratégique près de l’embouchure du fleuve Sénégal, entre le continent et la Langue de Barbarie, une étroite bande de terre qui s’enfonce dans l’océan Atlantique, Saint-Louis est une ville chargée d’histoire.

Saint-Louis, « Ndar » en wolof, est classée au répertoire du patrimoine mondial par l’Unesco depuis l’an 2000. Elle s’est lancée dans un ambitieux programme de rénovation de ses anciens bâtiments et a commencé à transformer les entrepôts en restaurants et en hôtels.

La ville conserve de très nombreuses maisons, typiques de l’époque coloniale, avec leur façade de chaux, leur double toiture en tuile, leur balcon en bois et leur balustrade en fer forgé.

Aujourd’hui, la ville s’étend sur une partie de la Langue de Barbarie, sur l’île et sur le continent. Le pont Faidherbe (1865), véritable œuvre d’art, surplombe le fleuve Sénégal sur une longueur de 500 mètres et relie l’île – qui figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO – au quartier de Sor.

A visiter à Saint-Louis

Le syndicat d’initiative, très actif, organise des visites de la ville à la découverte du patrimoine historique et culturel, à pied, en vélo, en calèche et en pirogue.

Parmi les sites et monuments à voir, on peut citer le Palais du gouverneur , un fort construit au XVIIIe siècle en face duquel se trouve la place Faidherbe, du nom du célèbre gouverneur colonial dont la statue est érigée au centre. Au nord et au sud de cette place, des maisons datant de la période coloniale, avec des balcons en fer forgé et des vérandas, sont demeurées intactes.

Au Nord, quai Roume, une ancienne grue à vapeur de 20 tonnes a été utilisée pour décharger le matériel (locomotive comprise) destinée à la construction du chemin de fer.

A la pointe sud de l’île, le musée présente d’intéressants clichés anciens de la ville et des expositions sur le nord du Sénégal. En descendant la Langue de Barbarie, plus au sud, on rejoint l’hydrobase.

La Langue de Barbarie est, quant à elle, occupée par une communauté de pêcheurs très actifs, à Guet N’Dar, et par de nombreux centres touristiques. Cette bande de sable est l’aboutissement d’une plage longue de près de 600 km s’étirant depuis Nouadhibou en Mauritanie, jusqu’à Saint-Louis.

Elle sépare pendant 25 kilomètres le fleuve Sénégal de l’océan Atlantique. A l’embouchure, les eaux se rencontrent avec force. Elle n’a que la largeur d’une dune bordée de plages. D’un côté l’agitation de l’océan : la barre créée par plusieurs bancs de sables auxquels doivent se heurter les pêcheurs. Sur l’autre berge, le calme du fleuve, fréquenté par une multitude d’oiseaux marins. La végétation se compose essentiellement de filaos, seuls arbres résistants à l’air marin.

Les guides

Saint-Louis dispose d’un corps de guides interprètes polyglottes, bien formés sur les patrimoines de la ville et de sa région. Agréés par le ministère chargé du Tourisme, ils vous accompagnent en ville, dans les parcs et réserves, en brousse et dans la vallée. Vous ferez appel à leurs services auprès des agences de voyages et de l’Office de tourisme.

D’autres jeunes s’improvisent guides. Ils vous abordent dans les rues de Saint-Louis pour vous proposer leurs prestations. N’hésitez pas à décliner leurs offres. Les vrais guides sont désormais identifiables à travers leurs gilets bleus numérotés.

Autour de Saint-Louis

Consultez la page sur le delta du fleuve pour en savoir plus sur la région.

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