Ils étaient 64 marins, nés après 1993, en provenance de l’Afrique du Sud, du Zimbabwe, de la Tanzanie, du Kenya, de l’Egypte, de l’Algérie, de la France (Réunion), du Sénégal, de Maurice, des Seychelles, de l’Angola à prendre part à ces joutes continentales.
La délégation sénégalaise forte de sept membres comptaient en son sein quatre jeunes skippers de Ngor et Saly : Mame Babacar Samba, Mame Matar Diop, El Hadji Malick Gueye et Cheikh Alassane Gueye. Ces jeunes nés pour la plupart entre 1994 et 1996 ont été formé deux mois avant ces championnats d’Afrique avec le concours de la fédération sénégalaise de voile qui a mis à leur disposition cinq optimists équipés sur la plage de Ngor.
Sous le controle d’Assane Samb, une initiation a été dispensée. Au bout d’un mois de pratique, sur la base de petites régates, 6 jeunes ont été sélectionnés pour un stage intensif qui a mené à la qualification des quatre représentants nationaux (trois de Ngor et un de Saly).
Dans des conditions météo éprouvantes dans l’hémisphère sud où l’hivers règne en août, 20 nœuds de vent et des rafales à 30 nœuds, le Sénégal a rivalisé avec les équipes des 11 nations où la pratique de la voile est très développée.
Toutes ont déjà participé à des compétitions internationales comme le championnat arabe, le championnat d’Europe, le championnat d’Afrique, championnat du monde…). Vingt des meilleurs mondiaux étaient présent et tous les compétiteurs ont au moins Cinq ans de pratique sur ce bateau.
Pour relever le déficit de la participation, avec pour objectif la capitalisation d’expériences, les Sénégalais ont fait preuve de courage et de détermination sans faille, arrivant même à battre certain de leurs concurrents. Se plaçant des le troisième jour des compétitions autour des cinquantième avec pour la meilleure des régates une place de 49.
« Compte tenu du peu d’expérience dans la pratique de la voile de nos jeunes, nous avons suscité l’admiration et les encouragements de tous. L’école nationale de voile d’Algérie d’où sont issus les vainqueurs, fille, garçons et par équipe nous ouvre ses portes gratuitement pour perfectionner nos compétiteurs et former nos formateurs, seuls les transports sont a notre charge. Le secrétaire international de classe IODA (internationale optimist dinghy association) met à notre disposition une subvention de 1 000 dollars annuel pour nous aider dans notre futur partenariat avec l’Algérie. » révèle le vice président de la FSV Benoit Hallier.
Optimist :
Longueur : 2,34 m
Largeur : 1,34 m
Poids : 35 kg
Tirant d’eau : 0,78 m
Mât : 2,35 m
Surface voile : 3,60 m²L’Optimist est le dériveur le plus utilisé pour l’apprentissage de la voile chez les enfants. En régate il se pratique de 8 à 14 ans et permet d’apprendre les allures, les manœuvres, la tactique, les règles de course et la compétition. L’association internationale de classe optimist s’appelle IODA (internationale optimist dinghy association). Aux JO de Pékin, 96 % des sélectionnés internationaux ont débuté sur ce bateau.
Programme
Samedi, 9 août : date d’arrivée, enregistrement et jauge des bateaux.
Dimanche, 10 Août, évaluation, cérémonie d’ouverture.
Lundi, 11 août, régates individuelles.
Mardi, 12 août, régates individuelles.
Mercredi, 13 août, Championnat d’Afrique par équipes.
Jeudi 14 août Journée de relâche.
Vendredi, 15 août, régates individuelles.
Samedi, 16 août, régates individuelles.
Remise des prix et cérémonie de clôture.
Dimanche, 17 août Jour de départ officiel.
Pointage
Pour être validé le championnat doit pouvoir enregistrer 12 régates valides.
Chaque bateau se verra attribué la somme de ses résultats pour toutes les courses, la plus mauvaise régate ne compte pas.

6 février 2015 à 10:54, par CHEIKH GUEYE
je demande juste pourqoi la fédé nous a laissés tombéééééééééé
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