Né le 25 mars 1940 à Dakar, El Hadji Amadou Gackou a commencé sa carrière sportive en tant que footballeur dans l’Union sportive indigène (USI). En 1964, il sera repéré par Ibrahima Diarra « Pacha » qui le conduisit à l’athlétisme sous les couleurs de l’US Gorée où il avait déjà un oncle dans la section football. Il choisissait de courir sur les distances du 100 et 200 mètres. Mais c’est Daouda Faye, père du Conseil régional de Dakar Abdoulaye qui l’orientait au 400m. L’appétit venant en mangeant, il prenait du goût sur la piste, puis décrochait la médaille d’or aux Jeux de l’Amitié de 1963 sur 400m et au relais 4x400m.
L’année suivante coïncidant avec les premiers Jeux Olympiques auxquels le Sénégal venait de signer sa première participation, il établissait un nouveau record du Sénégal au 800m en 1 minute 50 secondes à Tokyo. Entre deux Jeux Olympiques, il poussait les limites de la fatigue sur les pistes
nationale et continentale, comme disent les Américains. Des efforts qui lui ont valu, en plus de sa qualification, de disputer la finale du 400m aux Jeux Olympiques de 1968.
Avec fierté, il revient sur l’événement : « Trente secondes avant le départ de notre finale, Bob Beamon venait de réaliser son fameux saut en longueur de 8m 90. Cette performance nous avait galvanisé. Arrivé 4ème derrière celui qui venait de battre le record du monde, l’Américain Lee Evans 43"86, plus les deux autres américains, c’était ma grande fierté d’enregistrer la troisième performance avec le record d’Afrique en main (45 secondes 01) »relate-t-il.
Après sa retraite des pistes, il obtient un diplôme d’entraîneur du troisième degré de l’Institut national du sport. Fort de cela, il a participé à la direction nationale de l’athlétisme, ensuite entraîneur de l’US Gorée, puis formateur d’athlètes, d’officiels et d’entraîneurs dans la ville de Rufisque pendant six ans. Déçu par la naturalisation française du champion d’Afrique Ibrahima Wade qu’il avait formé et qu’il voyait bien effacer son record quand il avait affiché le chrono à 45 secondes 5/10. Il se pose encore la question de savoir : « le meilleur temps sénégalais est à 46 secondes 95, est-ce que ce record sera battu un jour ? »s’interroge-t-il ?

8 janvier 2013 à 17:57, par adama ndiaye
il se peut qu’il sera battu un jour mais l’athlétisme sénégalais ne fonctionne pas bien en ce moment il n’y a pas plus de détection de jeunes talents dans les régions
Répondre