Parcs et réserves /

Réserve animalière d’Amboura

La réserve animalière d’Amboura est une initiative de la Compagnie sahélienne d’Entreprises (CSE) qui s’est engagée aux côtés de l’État sénégalais pour contribuer à la gestion des aires protégées. Le projet repose sur une approche associant préservation de la biodiversité, régénération des milieux naturels et tourisme de vision, tout en tenant compte des réalités locales.

La réserve d’Amboura est implantée dans l’arrondissement de Thillé Boubacar, département de Podor, une zone marquée par des écosystèmes sahéliens fragiles. Comme dans de nombreuses régions du Sahel, la pression sur les ressources naturelles y a entraîné une régression progressive de la faune et de la flore, y compris dans les espaces classés.

Végétation de la réserve animalière d’Amboura
Colonel Diop

Réintroduction de la faune : une expérience concluante

Parmi les espèces réintroduites figurent le cervicapre, l’oryx algazelle, le gemsbok, l’hippotrague (ou koba), l’impala, le nyala, la girafe, le gnou, l’autruche à cou bleu, le zèbre ainsi que l’éland du Cap.

La faune locale est représentée notamment par le phacochère, le chacal, la civette, le singe patas et plusieurs petits mammifères typiques de la région.

Gemsbok
Colonel Diop

La réserve d’Amboura accueille également une riche diversité d’oiseaux. La grande outarde et l’oie de Gambie y nichent de manière permanente. D’autres espèces, telles que les gagas, l’engoulevent doré, le pélican blanc, la grue couronnée, ainsi que les dendrocygnes veuf et fauve, fréquentent la réserve, en particulier durant la période de l’hivernage  .

Une flore sahélienne en phase de régénération

La réserve joue également un rôle important dans la restauration de la végétation locale. Plusieurs espèces emblématiques du Sahel y sont présentes, notamment l’acacia sénégal, l’acacia nilotica, le balanites, le combretum et le jujubier sahélien, contribuant à l’équilibre écologique et à la résilience des sols.

Grâce à la reprise de la végétation, les équipes ont notamment observé la présence d’espèces d’oiseaux rares et très menacées au Sénégal, telles que la grande outarde et l’engoulevent doré.

Ces observations confirment que la régénération de la couverture végétale favorise le retour et l’installation de nouvelles espèces, témoignant ainsi de l’amélioration progressive de l’écosystème de la réserve.

Reportage

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