A la fin de la campagne agricole de 2015, l’arachide a atteint à Tambacounda une production de 91 500 tonnes au moment où le fonio n’a enregistré que 230 tonnes sur les 384 ha emblavées. Un écart énorme qui nous informe largement de la marginalisation de la culture du fonio.
Pourtant, rappelle ce conseiller agricole et rural M. Seydi Fall, « l’État mettait bien à la disposition des producteurs des semences à chaque approche de l’hivernage ». Malheureusement par la suite, il n’y a pas eu de suivi. Un blocage qui s’explique sans doute par la principale difficulté à laquelle se heurtent tous les producteurs : la quasi-inexistence d’unités de décorticage. Subséquemment, la production du fonio se fait à petite échelle comme si elle est toujours à l’état embryonnaire.

Devant ce faible rendement et compte tenu du potentiel agricole à exploiter, il faut absolument réorganiser la filière. Ceci passera sans doute par le développement d’unités de décorticage, ce qui se fait progressivement depuis le démarrage en 2015 du projet de diffusion à grande échelle de la machine à décortiquer le fonio financé à hauteur 300 millions de FCFA par le PPAO (Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest) en vue de poser les jalons d’une redynamisation de la filière.

Ainsi 80 machines décortiqueuses seront introduites dans les quatre régions productrices de fonio : Tambacounda, Kédougou, Kolda, Sédhiou. Le dispositif en question, inventé par M. Sanoussi Diakhité, l’actuel directeur de l’Office national de la formation professionnelle permet de décortiquer 8 kilogrammes de fonio en 5 minutes. Et pour que ce dispositif soit adapté aux réalités des zones rurales qui n’ont pas souvent d’électricité. M. Diakhité a choisi tout simplement d’y installer un moteur à essence.
Le fonio est une céréale facile à cultiver car ne demandant pas d’amendements. Il est aussi bénéfique pour l’organisme : on le digère facilement, il ne contient pas de sucre. Autant d’apports nutritifs qui sont des raisons suffisantes qui font que la culture du fonio doit être généralisée sur tout le territoire.
14 décembre 2021 à 00:40, par Henri Bernard Sagna
Je suis un étudiant en BTS Production Végétale et je travail sur la culture du Fonio. C’est une passion de travailler sur cette culture au multiples vertus
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1er janvier 2021 à 23:25, par Oumar Kanoute
Bonsoir, je suis intéressé par certains produits, dont le fonio, le mil souna, le sorgho
18 mars 2022 à 19:24, par Mamadou Molou Diallo
Bonsoir Monsieur Kanouté, Nous commercialisons de fonio précuit à Dakar et Mboro avec un bon rapport qualité. Etant précuit, il vous permet d’économiser du temps pour avoir rapidement votre plat.
Contact : 70 842 49 42
Molou
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1er août 2016 à 12:09, par Yama NDIAYE
WA YABI DISTRIBUTION encourage le consommé sénégalais et Africain par la commercialisation.Nous vous prions de nous contacter au (00221)
77 300 78 65 Nos encouragements au monde rurales et remerciments au PPAAO.l’Afrique à besion des personnes comme Diakité
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27 juillet 2016 à 10:14
Le fonio est un céréale favorable à la nutrition de l’homme. A cet effet il est nécessaire de favoriser et d’encourager les agriculteurs à sa culture car l’atteinte de l’auto suffisance alimentaire est possible avec la diversité de nutriments.
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