Lutte féminine : la lutte à travers le regard de deux casamançaises

Elles sont jeunes et elles portent haut les couleurs du Sénégal dans le milieu de la lutte africaine. Eh oui, elles ! Malgré la popularité de Yékini, Tyson ou Bombardier, il faut croire que la lutte n’est pas l’apanage des hommes.

Publié le 1er janvier 2006  

La lutte, c’est le combat de deux personnes, corps à corps, chacun ayant pour but de terrasser son adversaire en employant tout son potentiel physique et psychique.

Son origine antique en fait un sport universel pratiqué dans le monde car ne nécessitant pas de coûts d’infrastructures. Pour preuve, la fédération internationale est une de celles qui comptent le plus d’affiliés.

Toutefois, la lutte féminine n’est apparue aux Jeux Olympiques qu’en 2004.

Les femmes y participent dans la compétition de style libre dans quatre catégories de poids. Dans la lutte de style libre, plus spectaculaire et esthétique, les prises sont quasiment illimitées et peuvent être portées à n’importe qu’elle partie du corps. Ce style est mieux adapté à la morphologie féminine dans la mesure où on peut effectuer des prises aux jambes et crocheter son adversaire.

Le combat, qui se déroule sur un tapis circulaire, est divisé en deux périodes de trois minutes avec une pause de trente secondes. Sous le regard des officiels (arbitre, juge et chef de tapis), les lutteuses sont jugées à coup « d’amené à terre » et de « position de danger ». Les deux lutteuses se battront jusqu’à la chute de l’une qui mettra fin au match immédiatement.

Pour ne pas connaître cette fin malheureuse, Isabelle Sambou et Rokhiyatou Sonko sont suivies par l’entraîneur national Coly qui fut champion d’Afrique de boxe.

A 25 ans, Isabelle a été deux fois championne d’Afrique, dans la catégorie 51kg, en 2004 en Egypte et en 2005 au Maroc. Elle débute dans la lutte olympique féminine en 1999 à la demande de l’entraîneur alors qu’elle évoluait dans les arènes de la lutte traditionnelle à Mlomp (département d’Oussouye). Dés l’année 2001, elle commence les compétitions internationales et obtient le titre de vice championne d’Afrique.

A ses côtés, Mademoiselle Sonko s’entraîne également pour les championnats d’Afrique qui se dérouleront en mai 2006 en Afrique du Sud. Issue de l’athlétisme demi-fond, elle a à 18 ans deux ans de compétitions internationales après être passée par l’école de lutte de Ziguinchor.

A sa première sortie en 2004, elle arrache la médaille d’or dans la catégorie 59 kg et est actuellement vice championne d’Afrique.

Ces deux représentantes de la lutte olympique féminine travaillent intensément pour se préparer à tous les cas de figures possibles afin de ne pas tomber dans le piège de leur adversaire. C’est la force, la ruse et la stratégie qui leur permettront de venir à bout de leurs concurrentes lors du prochain championnat d’Afrique.

Contact :

CNG DE LUTTE
STADE LEOPOLD SÉDAR SENGHOR
Tél. : (221) 33 827 95 81
Email : cngl94 sentoo.sn

Sandra Bocandé

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