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Alerte pollution athmosphérique sur Dakar

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de publier son rapport annuel sur la pollution de l’air dans les grandes villes de la planète. 4 300 agglomérations de 108 pays sont désormais inscrites dans cette importante base de données. L’OMS s’intéresse particulièrement aux particules fines, extrêmement dangereuses pour la santé. Parmi les mauvais élèves, figurent de nombreuses villes du continent asiatique mais aussi Dakar.

Partagez cette page Publié le 18 mai 2018 | 0 commentaire

Dakar et le Sénégal sont vraiment de mauvais élèves quand il s’agit d’environnement. Malgré les colloques et autres rencontres où les autorités du pays rassurent sur leur volonté de préserver l’environnement, la réalité est toute autre sur le terrain.

C’est un classement dont se seraient sûrement passées les autorités mais le constat est bien réel. Il suffit de se déplacer dans Dakar, presqu’île pourtant balayée par les vents, pour sentir et voir cette pollution, cette nappe de poussière qui semble figée sur la capitale.

Concrètement, le taux moyen de particules fines relevé est de 146 microgrammes par mètre cube. L’Organisation mondiale de la santé préconise un taux maximal de 20 microgrammes.

L’OMS liste aussi les causes de ces pollutions mortelles, et Dakar les regroupe quasiment toutes : concentration d’industries, des voitures anciennes, des centrales à charbon, incinération des déchets, déforestation et on peut également ajouter des phénomènes naturels comme le sable et les poussières provenant du désert.

Malick est biologiste mais ne pensait pas que la concentration de particules fines était aussi importante. « Là, cela m’étonne vraiment. Je ne pensais pas que Dakar était aussi polluée », a-t-il dit.

Le président Macky Sall - qui se pose en leader dans la lutte contre la pollution - avait notamment promis, l’an dernier, la tolérance zéro pour les véhicules hors d’âge très polluants, mais l’application concrète sur le terrain prend du temps.

Cette pollution aux particules fines qui touche en tout cas la capitale pourrait devenir, à terme, un frein au développement.

Eva Rassoul avec RFI

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