Le centre urbain
On retrouve dans l’organisation géographique de la capitale la politique coloniale ségrégationniste d’avant 1945 :
- Le Plateau, situé sur une falaise de 20 à 30 mètres de haut, comprend le centre de la ville, la Place de l’Indépendance, le quartier des affaires et des administrations.
- La Médina, le cœur populaire de Dakar, est typique avec son plan quadrillé. Son habitat reflète la structure du village : les pièces sont organisées autour d’une cour intérieure où trône un baobab ou un fromager.
- D’autres quartiers très peuplés se sont développés : Gueule TapéeGueule tapéeVaran, le plus grand des lézards africains. Il a donné son nom à un quartier de Dakar., Fass, Grand Dakar, puis les SICAP et HLM.
Principaux pôles d’attraction
- Le palais du Président de la République. Il se dresse au milieu d’un très beau parc, face à l’océan.

- Le musée Théodore Monod d’art africain (ex-IFAN) consacré aux arts et traditions de l’Afrique de l’Ouest.

- Le marché couvert de Sandaga
, à l’architecture néo-soudanaise, très pittoresque, le marché Tilène, près de la Médina, très riche en couleurs, le marché Kermel. - Autour de la Place de l’Indépendance
: l’Hôtel de Ville datant de 1914
, la gare
, l’embarcadère pour Gorée
et le port, très actif. - La Grande Mosquée, l’un des plus beaux édifices religieux d’Afrique
.
En dehors du centre ville
- Soumbédioune, avec son marché artisanal et son grand port de pêche,puis, le long de la grande corniche, le quartier des ambassades de Fann Résidences, puis Ouakam
- Les Mamelles, deux collines d’origine volcanique, dont la plus occidentale supporte le plus puissant phare d’Afrique. Sur l’autre, le Monument de la renaissance africaine
- La pointe des Almadies, cap le plus à l’ouest du continent.
- Ngor, l’île aux artistes et Yoff, petit port de pêche très animé.
A l’Est, la zone industrielle borde la baie de Hann. Tout proche, le parc zoologique de Hann.
Au Nord enfin s’étendent les quartiers de banlieue de Parcelles Assainies, Pikine et Guédiawaye, qui rassemblent la moitié de la population de la ville.
Petit rappel historique...
Lorsqu’elle fut créée en 1895 l’Afrique occidentale française (AOF), la France choisit Dakar comme capitale alors que la gouvernance française se trouvait à Saint-Louis. Cela n’a toutefois rien d’étonnant : dotée du plus moderne et du plus grand port d’Afrique (c’est lui qui dessert la Mauritanie, la Haute Volta, le Mali, la Guinée, le Dahomey et même la Côte d’Ivoire , du seul complexe universitaire des terres africaines sous domination française, la ville s’est développée à un rythme exponentiel depuis sa fondation en 1857 par le capitaine Protêt et compte à l’aube du XXe siècle quelques 20 000 habitants. Cette désignation entraîne une ère de constructions prolifiques : palais du gouverneur général de l’AOF. (devenu présidence de la République) en 1907, administration générale (devenu musée de l’IFAN) en 1930. Lors de l’indépendance, la population atteint le seuil de 300 000 habitants. Notons enfin que Dakar assume sans complexe son rôle de métropole politique, administrative, militaire, sociale et même culturelle de l’AOF.
Dakar, aujourd’hui métropole administrative, politique, militaire, économique, sociale et culturelle est une ville cosmopolite, africaine et européenne à la fois, de plus de deux millions d’habitants.
Le phare des Mamelles
Le phare est situé sur l’une des deux collines qui surplombent Dakar. Il fut construit en 1864, à une altitude de 105 m. D’abord alimenté au pétrole, le phare est désormais électrifié, mais son allumage reste manuel. Avant l’électrification, un système de balanciers faisait tourner la lentille.
Équipé d’une petite ampoule halogène de 1000 watts d’une durée de vie de 3000 heures et fonctionnant sur du courant alternatif à 220 volts, le phare produit un puissant éclat blanc toutes les cinq secondes. Une grande lentille de Fresnel sur bain de mercure joue le rôle d’amplificateur et lui confère une portée de 53 km.
L’accès au phare est gratuit. Le promeneur bénéficie d’une très belle vue sur l’ensemble de la presqu’île.





















